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Petit guide du Festochard organisé, Épisode 3 et fin

11 Nov

Petit jaguar,

(on reste dans la thématique aventurier in the jungle comme tu peux voir)

T’es encore là ?

On y arrive, je sais que tu n’attends que ça, je vais enfin te parler des Missions de haut vol.

Vois-tu en festival, ya un truc à savoir, c’est que faut pas que t’aies peur de te salir mais alors pas du tout. En même temps, t’y vas pas pour faire un concours de beauté hein. Tu peux pas. T’as bien vu dans ce que je t’ai raconté précédemment que c’est pas le must pour faire la belle entre la tente qui te rend aussi enragée qu’un roquet et la douche qui te fait hérisser les cheveux sur la tête comme Sangoku au réveil (ça c’est pour mon public masculin), t’as plus de chances d’attirer un cactus déprimé qu’un mec. Et je ressemblais plus à un cactus tout fané qu’à Cléopatre après son bain de lait d’ânesse. J’avais quand même 3 mecs qui se prenaient pour des Brad Pitt avec moi (ouais parce que 3 jours avec des fausses douches, j’appelle pas ça beau moi, j’appelle ça crapouillou. Même la barbe de 3 jours et le corps transpirant de l’homme en plein effort te fait plus d’effet vu l’odeur qui l’accompagne). Cela étant, j’avais quand même le droit de me sentir faussement belle. Faussement.

Les fameuses douches du festival ! Et encore que là t’as de la chance, c’est pas dégueux ce qu’on y voit…

Donc, revenons à nos moutons, t’as pas peur de te salir et surtout ton niveau de condition hygiénique en prend un coup. Un gros coup. Parce que t’as vu aussi qu’avoir les pieds propres plus de 2 secondes 12, c’est pas possible. Bah dis-toi que le reste du corps c’est pire. Genre les lingettes bébé rien que pour te relaver un bras après la douche froide qui ne lave pas, il t’en faut 4. Sachant aussi que t’as un minimum de 4 membres (sans compter celui des mecs), tout ça x 4 + le reste. On a facile niqué sa gueule au paquet de 100 lingettes, le seul, l’unique. Même pas le temps d’y donner un nom. Et pis aussi, faut que t’aies prévu en conséquence que vu que t’es une gueuse, t’as besoin de papier pour aller aux toilettes. Même quand t’es un gueux, t’en as besoin aussi mais eux ils se démerdent. Parce que moi tu vois, j’aime bien avoir la moitié du sac de Mary Poppins avec moi, genre tout le temps. Je vais t’épargner tout ce que je mets dans mon sac sinon je te perds dans les poches de mon sac.Donc j’ai eu la bonne idée de me promener quasi tout le temps avec Benito, le paquet de mouchoirs. Ce que les gueux avec qui j’étais n’ont pas fait. Des comme Benito toute façon y en a pas deux. Mais heureusement on avait ramené un allié de force, Polo, le rouleau de PQ (ils s’appelaient tous Polo).

Polo, de son état, 60p les 4 rouleaux chez Prisunic était de taille maxi (ça a aidé à son intégration dans le groupe) et de couleur blanc sexy. Il y avait aussi rosé poudré, jaune pipi ou encore mauve volet (j’ai eu des volets de cette couleur oui) mais l’Homme (qui n’a pas oublié) s’est dit que les couleurs pour gonzesse, ça irait pas avec son teint halé de rouquinet (un peu, sur les bords de la barbe) donc il a pris Blanc. Polo était beau et fier au départ, emballé dans une poche plastique afin d’éviter sa décomposition prématurée dans le sac. Polo a eu une vie riche en découvertes et émotions. Polo a fini mal parfois, baladé de mains sales en mains sales, lancé d’un bout à l’autre de la tente parce que “Non, Polo, t’as pas le droit de regarder quand je me déshabille”, trimballé dans un sac H24 et j’en passe.

Polo et sa famille

Moi, j’ai jamais eu besoin de Polo. On s’est jamais croisé à part quand il faisait le vicelard dans la tente. Mais les potos, ça oui, ils l’ont kiffé Polo. Même qu’ils entretenaient presque plus de relations amicales avec lui qu’avec moi à un moment. Polo a terminé sa vie d’une façon rude et froide, le rouleau en carton a volé dans l’amas de poubelles le jour du départ. R.I.P. Polo…

Passons à l’épisode mission réellement. Parce que ouais quand t’arrives au festoch, tu sais pas où tu mets les pieds encore, tu fais connaissance avec les toilettes que quand t’en as vraiment besoin tu vois. Et genre, si t’es impatiente d’aller aux concerts, t’es pas impatiente d’aller aux toilettes. Tu vois les toilettes, ça fait un peu genre le pire film d’horreur que t’aurais jamais pensé regarder. J’en ai presque fait des cauchemars au retour… C’est pour dire.

Tu vas voir, je t’explique. Tu vois les toilettes japonaises qui te lavent les fesses et te les sèchent que même pas t’as besoin de papier ? Efface cette image de ta mémoire immédiatement. Imagine plutôt en extérieur des mini cagibis oranges (super sexy la couleur) de 1 mètre sur 1 mètre (ou plutôt 1m², suis un peu) avec un chapeau blanc. A coté de la poignée, un petit dessin t’indique si c’est occupé ou pas. Vert c’est libre, rouge c’est écarte toi vite sinon tu renvoies ton sandwich par les trous de nez dans 12 secondes. Intérieur, quand tu viens généralement de passer plus de 20 min à te tortiller et croiser tes jambes danseuse 1 et danseuse 2 (sachant que non, tu ne tentes pas de faire du charme au bogoss demi-dieu torse poil juste derrière toi (pour mon public féminin), t’as juste une très forte envie de pisser, donc ça enlève fortement le côté sexy du bougeage de fesses pour attirer le roméo), en fait tu regardes pas vraiment l’intérieur. Et puis tu t’assieds pas. Oh non, surtout pas. En fait, tu surélèves ton arrière-train et te tiens à la poignée de la porte en équilibre sur 3 orteils et un talon. Ton bac à sable +12 mention médiocre en gymnastique équilibriste te sert beaucoup. Et surtout, tu jettes ton regard sur la porte pour cacher à tes yeux la vision d’horreur qui t’attend. Tu vois pas ?

Ça, mais en orange cracra

En fait, tu vois dans les avions ou les trains où t’as un truc qui fait pffffuit (donc, qui aspire tout) ? Bah t’imagines pareil sans le pfuuuiit. En fait y a juste UN TROU ! Et genre, dans ce trou tu vois tout ! Vu que ton oeil, la toute première fois se dépucèle en voyant ça, il a mal, très mal. Et peur aussi. Pour le reste de la durée du festival, tu épargneras cette douleur à ton appareil oculaire et te concentreras à compter les chewing gum sur la porte tout en te concentrant doublement pour ne pas tomber dans le trou.

C’était du sport que je te dis le festival en fait. Tu ressors bronzée (c’est un peu pour ça aussi que tu y as été), musclée (oui les toilettes et leur porte), alcoolisée (parce que ouais tu picoles quand même (il faut, entre la Douche sacrée et les Missions de haut-vol, un taux d’alcoolémie notable est requis pour ne pas crier au viol oculaire toutes les deux minutes), c’est entre autre pour ça que tu fais la queue 20 min à chaque fois), tu sens la petite fille négligée même si tu t’es lavée 12 fois en 2 heures, tu manges, bois, parle, renifle et respire de la poussière mais quand même tu vois des groupes de malade et tu te dis que finalement ça valait le coup de payer 80 € pour voir tout ça. Parce que oui, je n’ai payé que 80 € pour voir The Strokes, The Arctic Monkeys, The Kooks, Arcade Fire, Beirut, Portishead, Slash, Elbow, Brandon Flowers (qui chante pas bien tout seul) et The Vaccines. Je me la pète, tu trouves ? À peine.

Voila, ça y est, l’épopée romanesque de la Brune en Festival est terminée (enfin tu me diras). Y aurait pu y avoir du cul et du rencontrage de demi-dieu torse poil et du concrétisage dans la tente mais y en a pas eu vu que le sexe sale j’aime pas moi. Y aurait pu y avoir du vomisssage en bonne et due forme sur la tente d’à côté ou sur l’Homme. Y aurait pu y avoir du coup de soleil de malade. Y aurait pu y avoir plein d’autres choses mais finalement, y a pas eu tout ça mais c’était quand même génial. À voir si les 3 prises mâles sont motivées pour refaire la même l’an prochain ! Ahahaha ! Of course, l’an prochain, tu auras aussi droit à un racontage complet si tu le souhaites.

Nos pieds au retour, je te laisse imaginer nos têtes hein…

Si tu fais partie des rescapés qui sont arrivés jusqu’au bout de cet article, je t’invite à revenir la prochaine fois. Une aventure épique te sera contée… ou pas…

La Brune, teaseuse pro

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