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Petit guide du Festochard organisé, Épisode 2

11 Sep

Petit lion,

(oui je sais tu es un aventurier, lion, aventurier, même combat… non, tu vois pas ? Oublie alors)

Tu te rappelles la dernière fois (ya longtemps, en effet), je t’ai parlé de mon périple incroyable au pays du Fado. En fait, comme t’as pu le voir, ce voyage peut être classé au niveau épique de la music-attitude (je m’en remet toujours pas hein) mais aussi au niveau carnage de fringues (elles non plus ne s’en remettent pas) ou encore niveau OMFG, la semaine prochaine, c’est une feuille de salade par jour épicétou. Assieds-toi, prends un café, on va parler tous les deux.

Après l’épisode de la tente, je m’en va aujourd’hui te causer de l’épisode Douche sacrée.

Alors, vois-tu, la douche en festival, c’est Concept.

Je t’explique.

Déjà, t’oublie tout ce que t’as appris sur la douche et surtout tout le plaisir que t’as quand tu prends ta douche chez toi dans ta belle salle de bains le matin. T’oublie, genre tu passes à l’effaceur de mémoire des MIB (ou neurolisateur), tout. Au moins. Vois-tu, la douche, j’ai pas fait connaissance avec elle avant le lendemain matin de notre arrivée. Enfin, l’Homme a fait connaissance avec elle en premier. Il est parti, serviette au bras, rouleau de PQ sous l’aisselle gauche et regard perçant (sache que l’Homme a le regard perçant de bon matin…nan, tout le temps en fait) prêt à emballer de la nénette. Puis, l’Homme est revenu. Il m’a regardé avec ses yeux de Hugh Grant (ouais ceux du chien battu, genre il avait déjà pitié de moi) et m’a dit “N’aie crainte petit scarabée, tu peux le faire…ou pas”.

Remplace le ballon par le PQ et la serviette et t'as l'Homme dans toute sa splendeur !

J’ai pris peur…

Un peu.

J’ai pris mon courage à deux pieds, ma serviette autour de la taille, enfilé le maillot de bain (l’Homme a été sympa de m’avertir que je devrais peut-être pas tenter l’exhibitionnisme tendancieux de bon matin en raison de ce que j’allais avoir la chance de voir en arrivant), le gel douche à la papaye (rose de son état, le gel pas la papaye hein, tu suis ?), mes tongs spé-douche et mon courage sous l’aisselle (je l’ai déjà dit ? Normal il m’en fallait double dose). J’ai marché dans la poussière au milieu de d’autres gens qui allaient dans la même direction que moi. Comme des galériens, on y allait. On se dirigeait vers le Saint Graal de la propreté.

Et quand je suis venue, j’ai vu. Et j’ai “vaincu”. Si on veut. Tu connais les cages à poules, là où les poulets ils sont alignés comme s’ils attendaient le Messie ? Bah voila, t’as tout compris. Y avait deux rangées de douche ousque les gens ils se gratouillaient. Ils avaient l’air de bien s’amuser sous l’eau là. Petit paradis, la température extérieure niveau soleil était proche du petit 25°. Gros enfer, la température de l’eau, par contre, elle, était plus proche du -12. J’aime pas l’eau froide.

Presque c’était ça…

En plus, c’était des douches ousque t’es obligée de te mouiller les cheveux. Et moi j’aime pas me mouiller les cheveux quand j’ai pas besoin de les laver parce que sinon mon brushing de Barbie, il fout le camp et je m’approche plus, esthétiquement parlant de Cruella d’Enfer qui vient de se prendre une décharge électrique. Mon cheveu est comme qui dirait à tendance fortement indiscipliné, qui n’obéit pas et qui n’en fait qu’à sa tête, un peu comme mon ado de petite soeur. Mon cheveu est con mais on n’est pas là pour parler pilosité capillaire que je sache ou peut être un autre jour.

Les gens me connaissant au réveil pourraient nous trouver une légère ressemblance…

Retour sous la douche. L’eau froide, faut savoir que (et je suis sûre que tu le sais très bien), ça fait rétrécir une certaine partie anatomique de l’homme de base (à moins d’avoir un anaconda dans le slip) (et je peux te dire que les mecs autour, ils faisaient pas les fiers hein mais bon quand même y avait de quoi faire plaisir à l’oeil) et ça fait pointer les nichons de la gueuse de base. Étant de sexe féminin, tu imagines bien ce qui s’est passé de mon côté. Faut savoir aussi qu’autour de moi, j’avais un paquet de bombasses (qu’on aurait cru sorti des séries télévisées ricaines, le silicone en moins, des bombasses quoi) quand même (maintenant, je comprends pourquoi les 3 prises mâles que j’avais avec moi prenaient des douches de 25 minutes…).

Ne pas donner de mauvaises idées aux organisateurs du festival… ne pas le faire…

Donc, après la honte intersidérale que je me suis pris en arrivant, j’ai pris une douche digne de la toilette du chat. C’est à dire, le bout du nez, l’aisselle gauche un jour et la droite celui d’après, le chaminou (tout ça avec un maillot de bain par-dessus) et le bout des pieds en un temps record de moins de 2 minutes 12. Sachant aussi que comme tu portes fièrement ton maillot de bain, tu fais en sorte de pas l’enlever chaque fois que tu décides de laver le nichon gauche, la fesse droite et vice et versa. Le pire, c’est le moment où tu dois laver le chaminou… Ouais parce que là, bé tu mets la main au paquet comme on dit et t’essaye de pas montrer à tout le monde le génocide que t’as fait sur tes poils pubiens histoire d’avoir un brésilien digne de ce nom 3 jours avant de partir.

“Douche” finie, tu remets bien tes tongs, t’enroule ta serviette autour de toi (ouais parce que bon, je montre pas mon cul à tout le monde), et tu repars vers la tente tout en essayant de rester propre. Parce que ça aussi ça relève du défi. Disons qu’il y a comme qui dirait un paquet de sable là ousqu’il a lieu ce festoche, genre sable + poussière, le meilleur mix au monde. Et arriver à ta tente à peu près propre, c’est un peu du domaine de l’impossible. En tant que femme du monde que je suis, je réussissais généralement le défi jusqu’à juste avant d’arriver à la tente où, va savoir comment j’arrivais toujours à mettre le pied dans un trou plein de terre… Un jour, je te raconterai la relation que j’entretiens avec les éléments qui m’entourent.

En voila une idée qu’elle est bonne

Et ça, tu vois, c’est comme la tente, je l’ai fait pendant 4 jours et même parfois plusieurs fois par jour… je me suis finalement rendue compte que l’eau froide, non, ÇA NE LAVE PAS. Ça te donne l’impression que t’es propre mais en fait ça te lave pas. Toi, tu y crois fort que t’es propre. Et comme tu y crois, bah tu vois pas que les autres ils sont tous crapouillous aussi. Tout ça, tu le vois quand t’arrives à l’aéroport et qu’après 4 jours, tu peux enfin respirer du vrai air sans poussière et te passer un coup d’eau chaude sur le visage dans un endroit fermé sans 52 personnes qui te regardent. Tu vois enfin que toute cette peau marron sur toi, c’est pas que du bronzage. C’est de la CRASSE ! Oui oui. Par contre, c’est pas comme le lit, dès la première nuit, tu te sens bien. Nan, là, il m’a fallu genre 4 douches pour me sentir enfin un peu propre…

Alors la douche festival tu vois…j’ai donné et je suis pas prête de redonner de ma personne. Je voulais te parler des Missions de haut vol mais faudra que t’attendes la suite de ce petit guide sinon je vais vraiment te perdre (ou alors tu clames ton désespoir de ne point en savoir plus dans les commentaires et je verrais ce que je peux faire).

Paix dans ta douche petit lion !

(essaye de cliquer sur les photos, tu pourrais trouver des trucs sympas)