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Mon iFoune et ses caprices, Épisode 2

1 Déc

Petit koala,

Tu te souviens des tribulations démentielles que mon iFoune, ce pervers, m’a fait vivre la dernière fois ? Non ? Bon, bé va lire  et tu comprendras (ou comment glisser un lien vers un article précédent, tout en finesse). Dis-toi que ce n’était que le début de son plan diabolique. Il a continué le bougre depuis.

Un jour, alors que je faisais une visite guidée de Londres avec des copains, iFoune, gentil de son état, faisait l’effort de m’aider à ne pas nous perdre trop (oui parce qu’il fait pas toujours dans la précision au mètre près). Tout allait bien jusqu’au moment où il a sciemment décidé que c’était pas marrant de ne l’utiliser que pour chercher les directions d’où j’étais à où je voulais aller et prendre des photos. De son état, il reste un téléphone et que fait-on avec un téléphone ? Hein ? Bah oui, on téléphone (tu suis, c’est bien). Mais pas avec l’iFoune vu que Môssieur se permet d’appeler d’autres gens en même temps que t’appelles déjà quelqu’un.

Parce que faut que tu saches que je suis pas un kador niveau orientation parfois. Par exemple, quand j’ai été chez les ricains la dernière fois (ouais parce que je suis une Business Woman, je me balade dans le monde parfois), rien que dans le bureau où je bossais (super grand pour ma défense), je réussissais à me perdre dès que j’allais aux toilettes ou que je descendais chercher un truc à boire. Donc oui, je suis un peu l’aiguille dans la botte de foin. Je me perds dans un mouchoir de poche. J’ai pas le sens inné des points cardinaux tu vois. Et ça aide pas.

« Faut arrêter ces conneries de nord et de sud ! Une fois pour toutes, le nord, suivant comment on est tourné, ça change tout ! »

Donc, vois-tu, pour remédier à ça, j’ai acheté l’iFoune. Me suis dit que lui et moi on pouvait faire la paire, se compléter tout ça tout ça. Être comme les deux doigts de la main.

Au début, ça a bien marché. Il me disait toujours où je devais aller pour me rendre où je voulais aller. Même que mon paternel a trouvé l’application Around Me trop géniale et a voulu s’acheter un iFoune (tout ça parce qu’il est jaloux, c’est tout). Donc oui, l’iFoune et ses cartes du monde trop bien, qui te disent même presque de quel côté de la route marcher, c’est moi qui l’ait.

Donc, revenons à nos moutons (je fais dans l’expression animalière aujourd’hui, t’as vu), à Londres un samedi après-midi, iFoune en a eu marre. Il s’est énervé tout noir (non pas rouge, trop sexy pour un téléphone) quand je lui ai demandé de gentiment faire une photo. Nan, Môssieur n’avais point envie de satisfaire ma demande. Il chauffait un peu quand même déjà, va savoir pourquoi. Ensuite j’ai essayé de le redémarrer de toutes les façons possibles et non, il a pas voulu. Il avait pas envie. Lui et son plan diabolique, je te jure.

Heureusement que l’Homme habite à Londres, au moins on était pas trop perdus. Mais bon, comme je suis aussi (un peu) du genre à m’inquiéter un peu beaucoup rapidement, j’ai prié l’Homme de me dire où se trouvait l’Apple Store le plus proche histoire de voir où qu’il était le problème avec ce crétin de téléphone.

Pour rappel, l’Homme a un téléphone des années bissextiles. Un truc qui n’a même pas de marque. Plus petit que le Nokia 3310. Et tout fin aussi, donc très facile à perdre dans un sac de fille. Mais, un téléphone préhistorique que même sur son écran de 12 pixel est capable de chercher des trucs sur Internet ! Je t’ai dit qu’il était très fort l’Homme ? Je te vanterais bien toutes ces qualités mais le sieur n’est désormais plus célibataire donc je vais pas te faire baver pour rien. Si tu veux baver tu vas .

Donc oui, l’Homme et son téléphone du jurassique, il a réussi à trouver l’Apple Store le plus proche. A environ un bon kilomètre. La Brune en balade ou comment ruiner une aprem tranquille de visite à chercher un magasin crétin. On s’est donc mis en route. C’était long. Arrivés au magasin, je vais voir le premier Schtroumpf de chez Apple (ouais ils portaient tous des t-shirts bleus). J’y montre l’objet du délit : iFoune toujours faché, donc toujours noir. Y avait quand même avec le petit rond blanc avec les traits au milieu (le truc qui montre que ça charge quelque chose). J’y dit que ça marche plus et que je veux savoir pourquoi. Schtroumpf gentil me dit que déjà il va redémarrer mon téléphone et qu’après on verra ce qui cloche.

Parfois il a du mal...

Et là, va savoir comment, il touche à deux boutons et iFoune décide de se rallumer ! Cependant, il me dit qu’il a presque plus de batterie ce petit salopiaud, genre il a bouffé la batterie quand il boudait. Et le schtroumpf, il le regarde et me dit que tout va bien avec mon téléphone. Là, je monte un peu sur mes grands gonds et j’y dit que bon, quand même son super téléphone qui fait presque le café, qui m’a coûté un avant-bras, il est pas censé planter comme ça au milieu de nulle part (tu as vu ma délicatesse avec les services clientèles hein). Et là, tous en coeur (même l’Homme), ils me disent que c’est pas leur faute mais c’est juste que la technologie parfois, c’est con, très con.

Après ça, iFoune m’a quand même autorisée à trouver d’ousqu’il fallait que je prenne le bus pour rentrer de là où je venais. Comme tu peux voir, iFoune a fait chier son monde fortement quand même là. Et le pire, c’est qu’il ne s’est pas arrêté là… suite au prochain épisode ! (oui, oui, teasing comme d’hab).

"Raaaah mais comment ça marche ce truc en fait ?"

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Les livraisons de l’enfer…

24 Nov

Petit ours,

Vois-tu chez les Rosbifs, j’habite avec de la communauté composée de 2 gentlemen… erm juste 2 Rosbifs de base. Gentlemen, c’est autre chose. Et j’habite pas dans la rue, t’auras remarqué (même si après 4 jours en festival, je ressemble plus à une souillon à qui on donnerait des sous pour se laver), j’habite dans un appart de la mort qui tue qui me fait des papillons dans le ventre chaque fois que je le vois. Et j’aime mes colocs (ça fait que 6 mois qu’on se connaît hein) aussi faut que tu saches.

Donc ouais, dans cet appart que même ta mère en rougirait tellement ça sent le beau, il me faut des meubles, du moins dans la partie de ma chambre, le salon et le reste, c’est pas à moi et mon coloc-proprio le fait très bien. Dans ma chambre quand j’ai emménagé, y avait un lit (beau), deux armoires (ouais chu une fille comme tu le sais bien, j’ai besoin de place pour mettre mes garde-robes), un faux demi-bureau (truc qui sert à rien) et une petite table de salon pas très jolie. Bien fourni tu vois mais pas assez quand même.

Alors y a quelques mois, j’ai décidé de “level up” ma compétence de décoration chambrale (jeu vidéo quand tu nous tiens), j’ai décidé d’acheter deux tables de chevets (une pour chaque côté du lit, oui je suis un peu psycho-rigide parfois), non assorties aux armoires (sinon c’est pas marrant). Ça c’était quand j’ai décidé que ma lampe de chevet trop-géniale-que-tu-touches-3-fois-pour-qu’elle-fasse-de-la-lumière-et-que-j’adore (que j’avais acheté un peu avant), ça serait bien qu’elle arrête de jouer à “je tombe – je tombe pas” en équilibre sur sa boite d’origine en carton de 15 cm.

Parce que tu vois mon lit il est pas super haut mais si tu te rappelles aussi, je fais pas partie de ces gens dotés d’une taille de jambes à en faire tomber James Franco … donc, tu te doutes bien que j’ai pas des bras de 12 km non plus… et que je suis une grosse fainéante… donc me fallait une table de chevet pour mettre la lampe de chevet (sic!) et éviter ainsi de me faire une entorse du coude à chaque fois que j’éteins la lumière.

Ça, c'est la lampe

Et ça c'est James Franco (mouille pas trop ta culotte veux-tu)

Après longue réflexion sur le style de la table de chevet que je voulais, j’ai trouvé mon bonheur sur un des seuls sites d’ameublement des Rosbifs. Après deux semaines de prise de décision intensive (je suis un peu lente parfois), j’ai commandé mes tables de chevets pour un prix assez raisonnable. J’ai aussi demandé à me faire livrer chez moi vu que le magasin est un peu loin.  Même si j’ai peur de rien et que je fais mes courses toute seule et qu’après je les porte fièrement (sur les 10 premiers mètres hein, après je souffre en silence et je suis toute rouge). Courageuse mais pas toujours téméraire hein.

Bref, j’ai pas des bras qui peuvent soulever un enfant de plus de 8 ans. Livraison demandée. Le choix du jour est l’étape suivante. Étant donné que j’habite devant mon bureau, je pourrais me faire livrer là-bas directement. Mais, ma fainéantise me convainc de ne pas porter mes deux tables de chevet de plus de 9 kg chacune toute seule. Donc livraison à la maison. Problème : impossible de choisir l’heure de la livraison. Je travaille toute la journée et surtout pendant les heures de livraison.

Ok, solution = livraison le samedi. Seule et unique possibilité si je veux avoir mes tables de chevet avant de mourir de vieillesse. Livraison le samedi = livraison sur demi-journée. Parfait ! Ce sera matin donc. En tout petit, y a écrit, entre 7h du matin et 15h. Boh, en temps normal, le mec devrait pas se pointer avant 11h. Il est certainement sympa et se doute que je suis sûrement sortie la veille et que donc, ça serait très très méchant de venir me réveiller à 7h du mat’. Ou pas.

Et, en effet, j’ai reçu mes tables de chevet à 7h30 du matin. Gueule de bois et nuisette de mamie sur le dos (non je ne porte pas de nuisette de mamie, je protège ton imagination)… pas sûr que la vision ait plu au livreur. Ni bonjour, ni merde, ni mange, ni au revoir. Il est viendu, m’a tendu son truc à signer et m’a laissé mes deux cartons devant les pieds. A 7h30 du matin. Bah dis-toi qu’elles ont attendu les tables de chevet. Je suis retournée dormir.

Un truc dans le genre...

Une fois levée, motivée, oeil vif et tournevis en main (ne pense pas à des choses salaces hein, tu seras mignon), j’ai entrepris de monter les tables de chevet. Peur de rien je t’ai dit.

Oeil vif et motivation !

Déballage des cartons (après avoir passé l’aspirateur bien sûr, logique quand tu nous tiens). Regardage du contenu, (tiens, c’est pas très gros quand même une table de chevet toute démontée). Analysage de la feuille de montage et des vis (un peu compliqué dis donc, IKEA au moins fait des trucs simple, mais bref, peur de rien). Asseyage, (ouais j’ai pas commencé que je suis déjà fatiguée par l’effort psychologique de la lecture de la feuille de montage). Re-analysage. Déprimage pendant 10 secondes, (mais pourquoi j’ai décidé de monter ça toute seule…). Finalement, montage, (que) même que c’était pas si compliqué que ça ! Et deux d’un coup en plus ! Un tournevis à la main et je fais des merveilles, je te dis. T’imagines même pas.

Ça, tu vois, x 2 (je ne te permets pas de juger la complexité de la chose)

Mais ce n’est pas tout !

Après l’épisode des tables de chevets, je me suis sentie pousser des ailes et j’ai ainsi décidé d’acheter la commode assortie. Ce jour-là, j’aurais mieux fait de me jeter du haut de mon lit en me bouchant le nez. J’ai commandé la commode. Et bien sûr j’ai demandé la livraison le samedi. Tout pareil que la dernière fois.

A un détail près, j’ai jamais été livrée de tout le samedi…

Même avant 7h du mat’ et même après 15h de l’après-midi. Et même quand je les ai appelé à 16h30, ils m’ont dit qu’ils étaient en retard. En retard jusqu’à 17h parce qu’en fait :

Retranscription de l’appel (qui, au passage, m’a coûté un bras vu qu’ils m’ont bouffé ma limite de crédit du téléphone) :

Moi : Dites, euh pourquoi que votre livreur il est toujours pas venu me livrer ma super commode ?

La Dame Qui Sert À Rien : Ma petite dame, le livreur, il a fini de travailler hein. Il finit juste avant 17h.

Moi : Mais euh, comment ça se fait qu’il est pas venu ?

LDQSAR : Ah bah c’est qu’il a pas trouvé votre adresse.

Moi : Humm woké, mais euh, votre livreur, il a pas un GPS ?

LDQSAR : Ah non ma p’tite dame, nos livreurs ils ont pas de GPS, ils connaissent les quartiers de votre ville.

Moi : Ouais, bé donc dis-moi (on devenait intimes là) comment il a pas trouvé MON adresse ? Sachant que l’autre la dernière fois il l’a bien trouvée mon adresse… Et puis d’abord s’il trouve pas, pourquoi qu’il m’appelle pas pour me demander hein ?

LDQSAR : Ah bé non ma p’tite dame, nos livreurs, ils ont pas de téléphone, c’est interdit par la loi (véridique).

Moi : Bon, ils servent donc à rien. Vous me livrez quand donc ?

LDQSAR : Lundi, ça vous va ?

Moi : Oui mais lundi je travaille donc vous me livrez à mon bureau.

(elle a pris un truc genre 10 min pour comprendre l’adresse de mon bureau)

LDQSAR : Oui, oui pas de problème, vous serez livrée lundi à votre bureau.

Ok, fin de la conversation, ma commode est donc livrée lundi. Pas d’heure précise bien sûr. Ils viennent bien de me bouffer mon samedi entier mais je serais livrée lundi. L’espoir fait vivre. Lundi, 18h, je finis de bosser, toujours pas de livraison. Je rappelle, on me dit qu’il y eu un problème et qu’ils n’ont pas pu me livrer. Par contre, pour sûr, je serais livrée le lendemain. Mardi donc. L’espoir fait vivre je te dis. Mardi, comme tu imagines, j’ai PAS été livrée. Donc mardi, 18h, j’ai rappelé. Je me suis un peu énervée. Et j’ai demandé le numéro de la boite de livraison. Que j’ai appelé juste après. Et qui m’a dit que non mon adresse avait pas été changée et que non, ma commode n’avait toujours pas été livrée (ça j’étais au courant hein). J’ai demandé à changer l’adresse. On m’a dit que c’était pas possible. J’ai crié un peu beaucoup. Ça n’a rien changé. J’ai rappelé le vendeur de meubles pour re-changer l’adresse. Il l’a fait. Livraison assurée mercredi donc. Mais non. Rien mercredi ! J’ai pas rappelé, j’en avais marre. Jeudi, ils ont pas livré. J’ai rappelé et annulé ma commande. Remboursée dans les 30 minutes. Sachant que je les ai légèrement insultés de façon persistante. Et qu’à la fin, j’ai quand même eu la question fatidique : Donc vous voulez pas qu’on vous livre vendredi alors ? Euh Joker ?

Je comprends pourquoi il a pas trouvé mon adresse...

Ben ma commode, j’ai fini par aller l’acheter directement et me faire ramener chez moi en taxi (oui parce que ça c’était 29 kg hein) pour le même prix que la livraison spéciale le samedi. Et je l’ai montée toute seule comme une grande ! Ça t’étonnes ? Ne me sous-estime pas, rappelle-toi je suis une guerrière…

Tu crois qu’il faudrait que je me lance dans l’aventure d’acheter les armoires qui vont avec ? Histoire que tout soit assorti…

Petit guide du Festochard organisé, présentation et Épisode 1

4 Août

Ou pas…

Petite antilope (ça marche aussi si t’es un mec),

Vois-tu, je viens de finir de me peinturlurer les ongles des mains et des pieds en marron glacé et… quoi tu t’en tapes ? Ouais, c’est vrai, cet antre de perdition n’est pas encore devenu un blog de fille où je te parle peinture sur visage, toilettes (oui les fringues) et écrase-merde (oui les chaussures…). Quoique on sait jamais hein, au détour de…

Bon, ça va, j’aborde LE Sujet (S majuscule, tu noteras hein).

Aujourd’hui, j’ai décidé que j’allais te parler du safari/expédition/voyage au centre de la Terre/introspection intérieure que j’ai fait ya pas longtemps. Commençons par poser les bases de l’histoire sinon je te perds dans 10 lignes.

En fait, vois-tu, ya pas très longtemps, je suis partie en voyage avec 3 mecs. Déjà, là tu te dis, ouh c’te chanceuse. Ouais bé nan t’oublies. Notons quand même que l’Homme était là. Donc, je disais, en voyage avec 3 prises mâles et moi seule prise femelle de l’histoire. (non, je ne vais pas parler de choses sessouelles cette fois, tu peux rester maman)

Petit rappel au cas où, la femelle elle est à droite et le mâle à gauche

Moi, quand on me dit “voyage”, je m’imagine direct île paradisiaque, palmiers/cocotiers, cocktails sur le bain de soleil devant une plage de sable blanc, aucun effort innécessaire, James Franco comme bodyboy, sorties dansantes (nightclub fever) tous les soirs et 30° toute la journée. La belle vie quoi. Le genre de truc que quand tu rentres des vacances, t’es over-relaxé tu vois. Bon bah là, pour ce “voyage”, disons que t’enlèves la moitié de tout ça et tu remplaces par… Nan je te dis pas tout de suite, sinon je te spoile toute la suite. Tu vas découvrir ça au fur et à mesure. Déjà, t’es pas crétin, t’as vu le titre, t’as un peu compris.

Une île comme ça je veux !

Donc, oui je vais te parler de quoi tu peux faire/dire/prendre et quoi vaut mieux pas faire quand tu vas à un festival. D’abord, saches que même si j’habite chez les Rosbifs, je vais pas à leurs festivals (presque) parce que de un, ça coûte deux bras et une demi-jambe et de deuz, disons que leur pays n’est pas des plus cléments en ce qui concerne le temps. Donc, quitte à payer pour voir des groupes qui utilisent bien leurs cordes vocales, je préfère le faire pour aller dans un pays ousqu’il fait chaud et beau (demi-dieux torse-poils toute la journée obligatoire). On pense la même chose toi et moi, tu sais. Mon choix de cette année s’est porté sur le Portugal. Enfin, faut que tu saches aussi que j’étais vierge de festival à la dure, la vraie, tu vois. Mais bon on s’était préparés… du moins, on croyait être prêts…

Parce que quand on est arrivés, on a compris… un peu. Déjà, saches que j’avais sur mon dos un pu**** de gros sac de rando (qui faisait la moitié de ma taille, ouais divise 1,60 m (dis que je suis une naine et je t’en colle une) par 2 et rajoute quelques 10 cm et t’auras la taille approximative de ce diable de sac) qui pesait 12 kg sur le dos (soit ¼ de mon poids environ). Mais je t’ai dit que j’étais une guerrière qui a peur de rien ? Bref, une fois arrivés sur place de nuit, un endroit un peu au milieu de nulle part avec des pins et du sable et de la bière (très important ce dernier élément, capital à ta survie je dirais même), on a pris nos marques et trouvé un emplacement pour la tente.

C’est pas moi mais presque…

T’as bien compris il faisait tout noir. Heureusement, on avait pris des lampes de poche (les Castors Juniors et le Journal de Mickey m’ont tout appris). Sauf que (oui ya un “sauf” sinon c’est pas marrant) bah disons qu’on a pas trop appréhendé correctement l’état du terrain, la pente naissante ainsi que le parterre général. Parce que ouais, le quatrio de choc a peur de rien et dort en tente 2 places x 2 (on a essayé les uns sur les autres, ça a pas trop marché, on a opté pour 2 tentes 2 places pour 2 personnes… enfin non 2 tentes pour 4 personnes… anyway). Sauf que le quatrio de choc que nous étions, il a pas trop révisé le classique Manuel des Castors Juniors ni le Livre du Scout Parfait juste avant. Et sauf que aussi on a pris la solution difficile et donc nos tentes c’était pas des 2”…

En notre possession, deux roulés au chocolat (ouais les tentes enroulées ça me fait penser à ça) qui répondent aux doux noms de Tentepacher1 et Tentepacher2. Pas de distinction encore, tu comprendras plus tard. L’Homme entreprend Tentepacher1 et décide de la monter (pense pas à ça veux-tu, pervers va !). Moi, très utile, je tiens les lampes, un peu comme Jésus quand il a fait apparaître la lumière, si je me barre, ils sont tous niqués. Tentepacher1 est pas chère et pas très belle mais a une qualité, elle se monte vite et facilement et sachant que l’Homme a pris quelques cours de scoutisme quand il était jeune, ça aide. D’ailleurs, c’est à ce moment-là que L’homme annonce que “Non, ya pas besoin de sardines vu que de toute façon, de un elle tient toute seule (expression n°14 sur mon visage, à ce  moment-là j’ai un peu peur) et de deuz, on est obligés de les filer au deuxième binôme étant donné que çui qui a acheté Tentepacher2 s’est fait piquer ses sardines à l’aéroport (boulet un peu oui)… Et là, c’est la découverte de Tentepacher2…

Alors, vois-tu Tentepacher2, elle ressemble beaucoup à Domebleu (renommation de Tentepacher1 maintenant qu’on voit à quoi elle ressemble) mais ça s’arrête là. Sauf que Tentepacher2, elle a qu’un arceau. Notre tente à l’Homme et moi elle a deux arceaux. Déjà. Poto (tu peux l’appeler Bastien sinon) décide de la monter (arrête de penser à des trucs salaces, on parle de tentes je te rappelle). Le petit frère de l’Homme (number 2 du deuxième binôme avec Poto) s’attèle cependant à comprendre comment elle se monte. Poto lui se dit que la fatigue commence à être pesante et donc monte sans instructions. Peur de rien Poto. La tente 1 arceau pour 2 personnes commence à prendre forme. Une forme ovoïdo-longitudinale, toute en longueur. C’est à ce moment là qu’on s’est rendu compte qu’on avait face à nous un truc qui ressemblait vaguement à un animal. Tu sais un truc avec un long dos toussa toussa. Indice lecteur : catégorie des mammifères, à corps fusiforme… phytophage… disparu…je suis, je suis ??  Nan, tu trouves pas ? Bon allez, je te le dis j’suis sympa. Regarde la photo et comprend.

Une photo en cas que tu aies oublié tes cours d’histoire sur les dinos…

Oui oui tu as bien vu et lu, un dinosaure. Franchement, on m’aurait dit que mes potes allaient dormir dans le bide de Denver (quoi ? C’était pas un diplodocus Denver ? Nafout’), j’aurais sauté dedans…

Sauf que (oui le “sauf” est assez récurrent chez moi). Sachant que la tente était montée sur un terrain en pente, et avec les sardines de Tentesûrementtropetitepour2 (renommation de Domebleu après avoir réestimé les dimensions de la tente et re-regardé l’Homme et son mètre 85 et la taille de nos sacs, ya une couille dans le potage je dis). Même si Tentesûrementtropetitepour2 te fait pas des étincelles dans les yeux ni des papillons dans le bide, déjà tu vois, je me sens vachement plus en sécurité parce que TSTPP2 elle a deux arceaux. Après nommage, montage, renommage, dépit, fatigue, exploration, introspection, bière et sangria, on a décidé de les essayer les tentes… Première nuit donc, saches que ça devait faire au moins une bonne quinzaine d’années que j’avais pas dormi en tente. Saches aussi que suite à cette expérience, il y a de fortes chances qu’il se passe encore une bonne quinzaine d’années avant que je remette les fesses dans une tente, objet du diable.

Retour à l’essai des tentes. L’Homme, tu vois il me connaît bien (trop bien parfois) et il sait que je peux être over casse burnes quand je m’y mets, il a donc entrepris de me laisser organiser l’intérieur de la tente toute seule. J’ai donc eu la glorieuse idée (j’en ai pas souvent je te rassure) d’étaler les sacs de couchage et ensuite de poser nos sacs de la mort par-dessus au niveau de nos pieds donc. Tout organisé, pas trop de bordel.  On peut dormir… Oui, dans l’idée. Parce que ça c’était sans compter sur le sarcophage imperméable de l’extérieur qu’on s’était créé. Bah oui, soucieuse de ne pas me faire attaquer par les suppos de Satan que sont les moustiques, j’ai pensé que fermer la tente complètement nous protégerait. En effet, ça nous a protégé des moustiques.

Par contre, après avoir bataillé toute la nuit pour étendre les jambes (tu te rappelles que j’ai posé les sacs sur les sacs de couchage hein… –”), on a été gentiment réveillés (et ce, tous les jours) de un par les brits d’à côté (même à plus de mille bornes d’eux, on se retrouve avec des brits à côté, coïncidence je t’en foutrai moi) qui ont décidé d’avoir une conversation existentielle à 8 h du mat (sauf que nous on s’était couchés à 4 h et que donc on était fatigués,… mais ça les Brits, nafout’ hein). Et de deuz, par une charmante couche de sueur sur tout le périmètre interne de Tentevraimenttroppetitepour2 (oui on a compris après la première nuit). Donc, à savoir cette sueur composée principalement du tabac et de la nicotine qui avaient été fumés la veille ainsi que de vapeurs alcooliques (dues à la quantité de sangria que l’Homme et moi avions bu). Réveillés par ça tu vois, c’est pas génial surtout quand l’Homme, il te fait une tentative de mouvement ninja sur la gauche et touche les parois de Tentekipu (maintenant) et que t’as une saleté de p***** de goutte qui te tombe sur le nez, là, ce liquide tout froid, dégueulasse. Bref, comme réveil tu admettras qu’il y a mieux mais bon, on est des galériens heureux à un festival de bonne musique.

On s’est donc levés. Bilan de la première nuit et de toutes en fait : des courbatures partout pour moi et l’Homme qui m’est tombé dessus toute la nuit (oui la pente, rappelle-toi), compréhension totale que non les sacs de couchage sous les sacs c’est pas bon et que oui il faut laisser un peu Tentkipu ouverte si on veut pas se retrouver avec une mer de sueur le lendemain. Pour ce qui est de l’équipe du Diplo, eux, c’est une autre histoire puisque Poto a eu la bonne idée d’amener sa valise à roulettes… ce qui réduit donc très fortement l’espace pour dormir. Et en plus, il faut savoir que Diplo ne tenait droit que quand ses occupants étaient à l’intérieur… Ce qui détruisait une grosse partie de son sex-appeal si tu vois ce que je veux dire…

Diplo aurait tant aimé pouvoir se tenir comme ça…

C’est là que tu vois, en fait, tu passes tout le temps du festival à tenter de trouver une position préférable/confortable/correcte pour dormir sans jamais la trouver, à idolâtrer ton lit, à maudire l’humidité portugaise et à te dire que tu commences à être vieux pour tout ça…

Bref, 4 jours en tente… 4 putain de jours en tente… J’y ai survécu ! Au moment de partir, et donc de démonter les tentes, l’Homme décide que non, on garde pas la tente, on la laisse là parce que ouais, de toute façon, c’est de la merde. Ce qui n’est pas faux. Sauf que de un j’ai acheté la tente et de deuz, je compte bien la revendre pour en acheter une autre de vachement mieux (genre 3 personnes mini voire 4 avec chambre séparée, salle de bains et toilettes, si t’en vois, appelle moi steplé). Nous avons donc récupéré la Domemarrontirantsurlebleu (oui la poussière) et l’avons replié dans son sac duquel elle ne sortira pas avant longtemps, crois moi. Du côté du petit frère de l’Homme et de Poto, la décision a été d’une rapidité étonnante. Ils ont unanimement décidé de laisser Diplo sur place. Après nous être recueillis rapidement devant cet abandon ultime et devant la beauté de Diplo, nous nous en sommes allés…

T’as vu, ça c’était l’histoire des tentes. La prochaine fois, je t’explique l’histoire de la Douche sacrée et des missions. Oui, très cher, tu me croiras ou pas, mais nous étions en mission, que dis-je des missions de haut vol, pour lesquelles nous nous devions d’être hautement qualifiés.

À suivre donc.

La seule fois où on l’a vue comme ça, c’était sur la photo que tu vois là…

R.I.P. Diplo (Restée Inclinée dans la Poussière jusqu’au bout)

(Essaye de cliquer sur les photos, ça peut être marrant ;))