I’m back!

1 Avr

Petit lapin,

Bah dis donc, ça fait un bon bout de temps que j’ai pas mis les pieds ici…

Doit plus y avoir personne…

Humpf, je t’annonce quand même : Je reviens ! Tu vas bientôt pouvoir relire mes élucubrations et autres histoires aussi géniales que débiles. Prépare-toi à du lourd, ya de l’eau qui a coulé sous les ponts depuis la dernière fois qu’on s’est parlé.

Allez, je te bise et à bientôt ! Stay tuned!

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Instruis-toi avec La Brune #2

6 Déc

T’étais au courant que le Koala c’est une sacrée feignasse ?

Le zygoto peut quand même dormir jusqu’à 22 heures par jour. Presque autant qu’un chat… je rêve de pouvoir dormir 22 h moi !

Au final hein, ils se ressemblent un peu...

Je me demande par contre si j’ai pas un peu de gènes de koala qui trainent par ci par là… j’ai oublié de mettre mon réveil hier… j’ai pas eu mes 22 h de sommeil… je suis donc arrivée en retard au travail… *facepalm*

Mon iFoune et ses caprices, Épisode 2

1 Déc

Petit koala,

Tu te souviens des tribulations démentielles que mon iFoune, ce pervers, m’a fait vivre la dernière fois ? Non ? Bon, bé va lire  et tu comprendras (ou comment glisser un lien vers un article précédent, tout en finesse). Dis-toi que ce n’était que le début de son plan diabolique. Il a continué le bougre depuis.

Un jour, alors que je faisais une visite guidée de Londres avec des copains, iFoune, gentil de son état, faisait l’effort de m’aider à ne pas nous perdre trop (oui parce qu’il fait pas toujours dans la précision au mètre près). Tout allait bien jusqu’au moment où il a sciemment décidé que c’était pas marrant de ne l’utiliser que pour chercher les directions d’où j’étais à où je voulais aller et prendre des photos. De son état, il reste un téléphone et que fait-on avec un téléphone ? Hein ? Bah oui, on téléphone (tu suis, c’est bien). Mais pas avec l’iFoune vu que Môssieur se permet d’appeler d’autres gens en même temps que t’appelles déjà quelqu’un.

Parce que faut que tu saches que je suis pas un kador niveau orientation parfois. Par exemple, quand j’ai été chez les ricains la dernière fois (ouais parce que je suis une Business Woman, je me balade dans le monde parfois), rien que dans le bureau où je bossais (super grand pour ma défense), je réussissais à me perdre dès que j’allais aux toilettes ou que je descendais chercher un truc à boire. Donc oui, je suis un peu l’aiguille dans la botte de foin. Je me perds dans un mouchoir de poche. J’ai pas le sens inné des points cardinaux tu vois. Et ça aide pas.

« Faut arrêter ces conneries de nord et de sud ! Une fois pour toutes, le nord, suivant comment on est tourné, ça change tout ! »

Donc, vois-tu, pour remédier à ça, j’ai acheté l’iFoune. Me suis dit que lui et moi on pouvait faire la paire, se compléter tout ça tout ça. Être comme les deux doigts de la main.

Au début, ça a bien marché. Il me disait toujours où je devais aller pour me rendre où je voulais aller. Même que mon paternel a trouvé l’application Around Me trop géniale et a voulu s’acheter un iFoune (tout ça parce qu’il est jaloux, c’est tout). Donc oui, l’iFoune et ses cartes du monde trop bien, qui te disent même presque de quel côté de la route marcher, c’est moi qui l’ait.

Donc, revenons à nos moutons (je fais dans l’expression animalière aujourd’hui, t’as vu), à Londres un samedi après-midi, iFoune en a eu marre. Il s’est énervé tout noir (non pas rouge, trop sexy pour un téléphone) quand je lui ai demandé de gentiment faire une photo. Nan, Môssieur n’avais point envie de satisfaire ma demande. Il chauffait un peu quand même déjà, va savoir pourquoi. Ensuite j’ai essayé de le redémarrer de toutes les façons possibles et non, il a pas voulu. Il avait pas envie. Lui et son plan diabolique, je te jure.

Heureusement que l’Homme habite à Londres, au moins on était pas trop perdus. Mais bon, comme je suis aussi (un peu) du genre à m’inquiéter un peu beaucoup rapidement, j’ai prié l’Homme de me dire où se trouvait l’Apple Store le plus proche histoire de voir où qu’il était le problème avec ce crétin de téléphone.

Pour rappel, l’Homme a un téléphone des années bissextiles. Un truc qui n’a même pas de marque. Plus petit que le Nokia 3310. Et tout fin aussi, donc très facile à perdre dans un sac de fille. Mais, un téléphone préhistorique que même sur son écran de 12 pixel est capable de chercher des trucs sur Internet ! Je t’ai dit qu’il était très fort l’Homme ? Je te vanterais bien toutes ces qualités mais le sieur n’est désormais plus célibataire donc je vais pas te faire baver pour rien. Si tu veux baver tu vas .

Donc oui, l’Homme et son téléphone du jurassique, il a réussi à trouver l’Apple Store le plus proche. A environ un bon kilomètre. La Brune en balade ou comment ruiner une aprem tranquille de visite à chercher un magasin crétin. On s’est donc mis en route. C’était long. Arrivés au magasin, je vais voir le premier Schtroumpf de chez Apple (ouais ils portaient tous des t-shirts bleus). J’y montre l’objet du délit : iFoune toujours faché, donc toujours noir. Y avait quand même avec le petit rond blanc avec les traits au milieu (le truc qui montre que ça charge quelque chose). J’y dit que ça marche plus et que je veux savoir pourquoi. Schtroumpf gentil me dit que déjà il va redémarrer mon téléphone et qu’après on verra ce qui cloche.

Parfois il a du mal...

Et là, va savoir comment, il touche à deux boutons et iFoune décide de se rallumer ! Cependant, il me dit qu’il a presque plus de batterie ce petit salopiaud, genre il a bouffé la batterie quand il boudait. Et le schtroumpf, il le regarde et me dit que tout va bien avec mon téléphone. Là, je monte un peu sur mes grands gonds et j’y dit que bon, quand même son super téléphone qui fait presque le café, qui m’a coûté un avant-bras, il est pas censé planter comme ça au milieu de nulle part (tu as vu ma délicatesse avec les services clientèles hein). Et là, tous en coeur (même l’Homme), ils me disent que c’est pas leur faute mais c’est juste que la technologie parfois, c’est con, très con.

Après ça, iFoune m’a quand même autorisée à trouver d’ousqu’il fallait que je prenne le bus pour rentrer de là où je venais. Comme tu peux voir, iFoune a fait chier son monde fortement quand même là. Et le pire, c’est qu’il ne s’est pas arrêté là… suite au prochain épisode ! (oui, oui, teasing comme d’hab).

"Raaaah mais comment ça marche ce truc en fait ?"

Instruis-toi avec La Brune #1

28 Nov

Tu savais que Coyote a pu choper Bip-Bip une seule fois uniquement ? Et ça dans le 42e épisode ?

Non ? Et bien maintenant tu le sais.

Tiens la preuve :

Et dis merci à la dame, hein. La politesse ne tue pas.

Les livraisons de l’enfer…

24 Nov

Petit ours,

Vois-tu chez les Rosbifs, j’habite avec de la communauté composée de 2 gentlemen… erm juste 2 Rosbifs de base. Gentlemen, c’est autre chose. Et j’habite pas dans la rue, t’auras remarqué (même si après 4 jours en festival, je ressemble plus à une souillon à qui on donnerait des sous pour se laver), j’habite dans un appart de la mort qui tue qui me fait des papillons dans le ventre chaque fois que je le vois. Et j’aime mes colocs (ça fait que 6 mois qu’on se connaît hein) aussi faut que tu saches.

Donc ouais, dans cet appart que même ta mère en rougirait tellement ça sent le beau, il me faut des meubles, du moins dans la partie de ma chambre, le salon et le reste, c’est pas à moi et mon coloc-proprio le fait très bien. Dans ma chambre quand j’ai emménagé, y avait un lit (beau), deux armoires (ouais chu une fille comme tu le sais bien, j’ai besoin de place pour mettre mes garde-robes), un faux demi-bureau (truc qui sert à rien) et une petite table de salon pas très jolie. Bien fourni tu vois mais pas assez quand même.

Alors y a quelques mois, j’ai décidé de “level up” ma compétence de décoration chambrale (jeu vidéo quand tu nous tiens), j’ai décidé d’acheter deux tables de chevets (une pour chaque côté du lit, oui je suis un peu psycho-rigide parfois), non assorties aux armoires (sinon c’est pas marrant). Ça c’était quand j’ai décidé que ma lampe de chevet trop-géniale-que-tu-touches-3-fois-pour-qu’elle-fasse-de-la-lumière-et-que-j’adore (que j’avais acheté un peu avant), ça serait bien qu’elle arrête de jouer à “je tombe – je tombe pas” en équilibre sur sa boite d’origine en carton de 15 cm.

Parce que tu vois mon lit il est pas super haut mais si tu te rappelles aussi, je fais pas partie de ces gens dotés d’une taille de jambes à en faire tomber James Franco … donc, tu te doutes bien que j’ai pas des bras de 12 km non plus… et que je suis une grosse fainéante… donc me fallait une table de chevet pour mettre la lampe de chevet (sic!) et éviter ainsi de me faire une entorse du coude à chaque fois que j’éteins la lumière.

Ça, c'est la lampe

Et ça c'est James Franco (mouille pas trop ta culotte veux-tu)

Après longue réflexion sur le style de la table de chevet que je voulais, j’ai trouvé mon bonheur sur un des seuls sites d’ameublement des Rosbifs. Après deux semaines de prise de décision intensive (je suis un peu lente parfois), j’ai commandé mes tables de chevets pour un prix assez raisonnable. J’ai aussi demandé à me faire livrer chez moi vu que le magasin est un peu loin.  Même si j’ai peur de rien et que je fais mes courses toute seule et qu’après je les porte fièrement (sur les 10 premiers mètres hein, après je souffre en silence et je suis toute rouge). Courageuse mais pas toujours téméraire hein.

Bref, j’ai pas des bras qui peuvent soulever un enfant de plus de 8 ans. Livraison demandée. Le choix du jour est l’étape suivante. Étant donné que j’habite devant mon bureau, je pourrais me faire livrer là-bas directement. Mais, ma fainéantise me convainc de ne pas porter mes deux tables de chevet de plus de 9 kg chacune toute seule. Donc livraison à la maison. Problème : impossible de choisir l’heure de la livraison. Je travaille toute la journée et surtout pendant les heures de livraison.

Ok, solution = livraison le samedi. Seule et unique possibilité si je veux avoir mes tables de chevet avant de mourir de vieillesse. Livraison le samedi = livraison sur demi-journée. Parfait ! Ce sera matin donc. En tout petit, y a écrit, entre 7h du matin et 15h. Boh, en temps normal, le mec devrait pas se pointer avant 11h. Il est certainement sympa et se doute que je suis sûrement sortie la veille et que donc, ça serait très très méchant de venir me réveiller à 7h du mat’. Ou pas.

Et, en effet, j’ai reçu mes tables de chevet à 7h30 du matin. Gueule de bois et nuisette de mamie sur le dos (non je ne porte pas de nuisette de mamie, je protège ton imagination)… pas sûr que la vision ait plu au livreur. Ni bonjour, ni merde, ni mange, ni au revoir. Il est viendu, m’a tendu son truc à signer et m’a laissé mes deux cartons devant les pieds. A 7h30 du matin. Bah dis-toi qu’elles ont attendu les tables de chevet. Je suis retournée dormir.

Un truc dans le genre...

Une fois levée, motivée, oeil vif et tournevis en main (ne pense pas à des choses salaces hein, tu seras mignon), j’ai entrepris de monter les tables de chevet. Peur de rien je t’ai dit.

Oeil vif et motivation !

Déballage des cartons (après avoir passé l’aspirateur bien sûr, logique quand tu nous tiens). Regardage du contenu, (tiens, c’est pas très gros quand même une table de chevet toute démontée). Analysage de la feuille de montage et des vis (un peu compliqué dis donc, IKEA au moins fait des trucs simple, mais bref, peur de rien). Asseyage, (ouais j’ai pas commencé que je suis déjà fatiguée par l’effort psychologique de la lecture de la feuille de montage). Re-analysage. Déprimage pendant 10 secondes, (mais pourquoi j’ai décidé de monter ça toute seule…). Finalement, montage, (que) même que c’était pas si compliqué que ça ! Et deux d’un coup en plus ! Un tournevis à la main et je fais des merveilles, je te dis. T’imagines même pas.

Ça, tu vois, x 2 (je ne te permets pas de juger la complexité de la chose)

Mais ce n’est pas tout !

Après l’épisode des tables de chevets, je me suis sentie pousser des ailes et j’ai ainsi décidé d’acheter la commode assortie. Ce jour-là, j’aurais mieux fait de me jeter du haut de mon lit en me bouchant le nez. J’ai commandé la commode. Et bien sûr j’ai demandé la livraison le samedi. Tout pareil que la dernière fois.

A un détail près, j’ai jamais été livrée de tout le samedi…

Même avant 7h du mat’ et même après 15h de l’après-midi. Et même quand je les ai appelé à 16h30, ils m’ont dit qu’ils étaient en retard. En retard jusqu’à 17h parce qu’en fait :

Retranscription de l’appel (qui, au passage, m’a coûté un bras vu qu’ils m’ont bouffé ma limite de crédit du téléphone) :

Moi : Dites, euh pourquoi que votre livreur il est toujours pas venu me livrer ma super commode ?

La Dame Qui Sert À Rien : Ma petite dame, le livreur, il a fini de travailler hein. Il finit juste avant 17h.

Moi : Mais euh, comment ça se fait qu’il est pas venu ?

LDQSAR : Ah bah c’est qu’il a pas trouvé votre adresse.

Moi : Humm woké, mais euh, votre livreur, il a pas un GPS ?

LDQSAR : Ah non ma p’tite dame, nos livreurs ils ont pas de GPS, ils connaissent les quartiers de votre ville.

Moi : Ouais, bé donc dis-moi (on devenait intimes là) comment il a pas trouvé MON adresse ? Sachant que l’autre la dernière fois il l’a bien trouvée mon adresse… Et puis d’abord s’il trouve pas, pourquoi qu’il m’appelle pas pour me demander hein ?

LDQSAR : Ah bé non ma p’tite dame, nos livreurs, ils ont pas de téléphone, c’est interdit par la loi (véridique).

Moi : Bon, ils servent donc à rien. Vous me livrez quand donc ?

LDQSAR : Lundi, ça vous va ?

Moi : Oui mais lundi je travaille donc vous me livrez à mon bureau.

(elle a pris un truc genre 10 min pour comprendre l’adresse de mon bureau)

LDQSAR : Oui, oui pas de problème, vous serez livrée lundi à votre bureau.

Ok, fin de la conversation, ma commode est donc livrée lundi. Pas d’heure précise bien sûr. Ils viennent bien de me bouffer mon samedi entier mais je serais livrée lundi. L’espoir fait vivre. Lundi, 18h, je finis de bosser, toujours pas de livraison. Je rappelle, on me dit qu’il y eu un problème et qu’ils n’ont pas pu me livrer. Par contre, pour sûr, je serais livrée le lendemain. Mardi donc. L’espoir fait vivre je te dis. Mardi, comme tu imagines, j’ai PAS été livrée. Donc mardi, 18h, j’ai rappelé. Je me suis un peu énervée. Et j’ai demandé le numéro de la boite de livraison. Que j’ai appelé juste après. Et qui m’a dit que non mon adresse avait pas été changée et que non, ma commode n’avait toujours pas été livrée (ça j’étais au courant hein). J’ai demandé à changer l’adresse. On m’a dit que c’était pas possible. J’ai crié un peu beaucoup. Ça n’a rien changé. J’ai rappelé le vendeur de meubles pour re-changer l’adresse. Il l’a fait. Livraison assurée mercredi donc. Mais non. Rien mercredi ! J’ai pas rappelé, j’en avais marre. Jeudi, ils ont pas livré. J’ai rappelé et annulé ma commande. Remboursée dans les 30 minutes. Sachant que je les ai légèrement insultés de façon persistante. Et qu’à la fin, j’ai quand même eu la question fatidique : Donc vous voulez pas qu’on vous livre vendredi alors ? Euh Joker ?

Je comprends pourquoi il a pas trouvé mon adresse...

Ben ma commode, j’ai fini par aller l’acheter directement et me faire ramener chez moi en taxi (oui parce que ça c’était 29 kg hein) pour le même prix que la livraison spéciale le samedi. Et je l’ai montée toute seule comme une grande ! Ça t’étonnes ? Ne me sous-estime pas, rappelle-toi je suis une guerrière…

Tu crois qu’il faudrait que je me lance dans l’aventure d’acheter les armoires qui vont avec ? Histoire que tout soit assorti…

Petit guide du Festochard organisé, Épisode 3 et fin

11 Nov

Petit jaguar,

(on reste dans la thématique aventurier in the jungle comme tu peux voir)

T’es encore là ?

On y arrive, je sais que tu n’attends que ça, je vais enfin te parler des Missions de haut vol.

Vois-tu en festival, ya un truc à savoir, c’est que faut pas que t’aies peur de te salir mais alors pas du tout. En même temps, t’y vas pas pour faire un concours de beauté hein. Tu peux pas. T’as bien vu dans ce que je t’ai raconté précédemment que c’est pas le must pour faire la belle entre la tente qui te rend aussi enragée qu’un roquet et la douche qui te fait hérisser les cheveux sur la tête comme Sangoku au réveil (ça c’est pour mon public masculin), t’as plus de chances d’attirer un cactus déprimé qu’un mec. Et je ressemblais plus à un cactus tout fané qu’à Cléopatre après son bain de lait d’ânesse. J’avais quand même 3 mecs qui se prenaient pour des Brad Pitt avec moi (ouais parce que 3 jours avec des fausses douches, j’appelle pas ça beau moi, j’appelle ça crapouillou. Même la barbe de 3 jours et le corps transpirant de l’homme en plein effort te fait plus d’effet vu l’odeur qui l’accompagne). Cela étant, j’avais quand même le droit de me sentir faussement belle. Faussement.

Les fameuses douches du festival ! Et encore que là t’as de la chance, c’est pas dégueux ce qu’on y voit…

Donc, revenons à nos moutons, t’as pas peur de te salir et surtout ton niveau de condition hygiénique en prend un coup. Un gros coup. Parce que t’as vu aussi qu’avoir les pieds propres plus de 2 secondes 12, c’est pas possible. Bah dis-toi que le reste du corps c’est pire. Genre les lingettes bébé rien que pour te relaver un bras après la douche froide qui ne lave pas, il t’en faut 4. Sachant aussi que t’as un minimum de 4 membres (sans compter celui des mecs), tout ça x 4 + le reste. On a facile niqué sa gueule au paquet de 100 lingettes, le seul, l’unique. Même pas le temps d’y donner un nom. Et pis aussi, faut que t’aies prévu en conséquence que vu que t’es une gueuse, t’as besoin de papier pour aller aux toilettes. Même quand t’es un gueux, t’en as besoin aussi mais eux ils se démerdent. Parce que moi tu vois, j’aime bien avoir la moitié du sac de Mary Poppins avec moi, genre tout le temps. Je vais t’épargner tout ce que je mets dans mon sac sinon je te perds dans les poches de mon sac.Donc j’ai eu la bonne idée de me promener quasi tout le temps avec Benito, le paquet de mouchoirs. Ce que les gueux avec qui j’étais n’ont pas fait. Des comme Benito toute façon y en a pas deux. Mais heureusement on avait ramené un allié de force, Polo, le rouleau de PQ (ils s’appelaient tous Polo).

Polo, de son état, 60p les 4 rouleaux chez Prisunic était de taille maxi (ça a aidé à son intégration dans le groupe) et de couleur blanc sexy. Il y avait aussi rosé poudré, jaune pipi ou encore mauve volet (j’ai eu des volets de cette couleur oui) mais l’Homme (qui n’a pas oublié) s’est dit que les couleurs pour gonzesse, ça irait pas avec son teint halé de rouquinet (un peu, sur les bords de la barbe) donc il a pris Blanc. Polo était beau et fier au départ, emballé dans une poche plastique afin d’éviter sa décomposition prématurée dans le sac. Polo a eu une vie riche en découvertes et émotions. Polo a fini mal parfois, baladé de mains sales en mains sales, lancé d’un bout à l’autre de la tente parce que “Non, Polo, t’as pas le droit de regarder quand je me déshabille”, trimballé dans un sac H24 et j’en passe.

Polo et sa famille

Moi, j’ai jamais eu besoin de Polo. On s’est jamais croisé à part quand il faisait le vicelard dans la tente. Mais les potos, ça oui, ils l’ont kiffé Polo. Même qu’ils entretenaient presque plus de relations amicales avec lui qu’avec moi à un moment. Polo a terminé sa vie d’une façon rude et froide, le rouleau en carton a volé dans l’amas de poubelles le jour du départ. R.I.P. Polo…

Passons à l’épisode mission réellement. Parce que ouais quand t’arrives au festoch, tu sais pas où tu mets les pieds encore, tu fais connaissance avec les toilettes que quand t’en as vraiment besoin tu vois. Et genre, si t’es impatiente d’aller aux concerts, t’es pas impatiente d’aller aux toilettes. Tu vois les toilettes, ça fait un peu genre le pire film d’horreur que t’aurais jamais pensé regarder. J’en ai presque fait des cauchemars au retour… C’est pour dire.

Tu vas voir, je t’explique. Tu vois les toilettes japonaises qui te lavent les fesses et te les sèchent que même pas t’as besoin de papier ? Efface cette image de ta mémoire immédiatement. Imagine plutôt en extérieur des mini cagibis oranges (super sexy la couleur) de 1 mètre sur 1 mètre (ou plutôt 1m², suis un peu) avec un chapeau blanc. A coté de la poignée, un petit dessin t’indique si c’est occupé ou pas. Vert c’est libre, rouge c’est écarte toi vite sinon tu renvoies ton sandwich par les trous de nez dans 12 secondes. Intérieur, quand tu viens généralement de passer plus de 20 min à te tortiller et croiser tes jambes danseuse 1 et danseuse 2 (sachant que non, tu ne tentes pas de faire du charme au bogoss demi-dieu torse poil juste derrière toi (pour mon public féminin), t’as juste une très forte envie de pisser, donc ça enlève fortement le côté sexy du bougeage de fesses pour attirer le roméo), en fait tu regardes pas vraiment l’intérieur. Et puis tu t’assieds pas. Oh non, surtout pas. En fait, tu surélèves ton arrière-train et te tiens à la poignée de la porte en équilibre sur 3 orteils et un talon. Ton bac à sable +12 mention médiocre en gymnastique équilibriste te sert beaucoup. Et surtout, tu jettes ton regard sur la porte pour cacher à tes yeux la vision d’horreur qui t’attend. Tu vois pas ?

Ça, mais en orange cracra

En fait, tu vois dans les avions ou les trains où t’as un truc qui fait pffffuit (donc, qui aspire tout) ? Bah t’imagines pareil sans le pfuuuiit. En fait y a juste UN TROU ! Et genre, dans ce trou tu vois tout ! Vu que ton oeil, la toute première fois se dépucèle en voyant ça, il a mal, très mal. Et peur aussi. Pour le reste de la durée du festival, tu épargneras cette douleur à ton appareil oculaire et te concentreras à compter les chewing gum sur la porte tout en te concentrant doublement pour ne pas tomber dans le trou.

C’était du sport que je te dis le festival en fait. Tu ressors bronzée (c’est un peu pour ça aussi que tu y as été), musclée (oui les toilettes et leur porte), alcoolisée (parce que ouais tu picoles quand même (il faut, entre la Douche sacrée et les Missions de haut-vol, un taux d’alcoolémie notable est requis pour ne pas crier au viol oculaire toutes les deux minutes), c’est entre autre pour ça que tu fais la queue 20 min à chaque fois), tu sens la petite fille négligée même si tu t’es lavée 12 fois en 2 heures, tu manges, bois, parle, renifle et respire de la poussière mais quand même tu vois des groupes de malade et tu te dis que finalement ça valait le coup de payer 80 € pour voir tout ça. Parce que oui, je n’ai payé que 80 € pour voir The Strokes, The Arctic Monkeys, The Kooks, Arcade Fire, Beirut, Portishead, Slash, Elbow, Brandon Flowers (qui chante pas bien tout seul) et The Vaccines. Je me la pète, tu trouves ? À peine.

Voila, ça y est, l’épopée romanesque de la Brune en Festival est terminée (enfin tu me diras). Y aurait pu y avoir du cul et du rencontrage de demi-dieu torse poil et du concrétisage dans la tente mais y en a pas eu vu que le sexe sale j’aime pas moi. Y aurait pu y avoir du vomisssage en bonne et due forme sur la tente d’à côté ou sur l’Homme. Y aurait pu y avoir du coup de soleil de malade. Y aurait pu y avoir plein d’autres choses mais finalement, y a pas eu tout ça mais c’était quand même génial. À voir si les 3 prises mâles sont motivées pour refaire la même l’an prochain ! Ahahaha ! Of course, l’an prochain, tu auras aussi droit à un racontage complet si tu le souhaites.

Nos pieds au retour, je te laisse imaginer nos têtes hein…

Si tu fais partie des rescapés qui sont arrivés jusqu’au bout de cet article, je t’invite à revenir la prochaine fois. Une aventure épique te sera contée… ou pas…

La Brune, teaseuse pro

Petit guide du Festochard organisé, Épisode 2

11 Sep

Petit lion,

(oui je sais tu es un aventurier, lion, aventurier, même combat… non, tu vois pas ? Oublie alors)

Tu te rappelles la dernière fois (ya longtemps, en effet), je t’ai parlé de mon périple incroyable au pays du Fado. En fait, comme t’as pu le voir, ce voyage peut être classé au niveau épique de la music-attitude (je m’en remet toujours pas hein) mais aussi au niveau carnage de fringues (elles non plus ne s’en remettent pas) ou encore niveau OMFG, la semaine prochaine, c’est une feuille de salade par jour épicétou. Assieds-toi, prends un café, on va parler tous les deux.

Après l’épisode de la tente, je m’en va aujourd’hui te causer de l’épisode Douche sacrée.

Alors, vois-tu, la douche en festival, c’est Concept.

Je t’explique.

Déjà, t’oublie tout ce que t’as appris sur la douche et surtout tout le plaisir que t’as quand tu prends ta douche chez toi dans ta belle salle de bains le matin. T’oublie, genre tu passes à l’effaceur de mémoire des MIB (ou neurolisateur), tout. Au moins. Vois-tu, la douche, j’ai pas fait connaissance avec elle avant le lendemain matin de notre arrivée. Enfin, l’Homme a fait connaissance avec elle en premier. Il est parti, serviette au bras, rouleau de PQ sous l’aisselle gauche et regard perçant (sache que l’Homme a le regard perçant de bon matin…nan, tout le temps en fait) prêt à emballer de la nénette. Puis, l’Homme est revenu. Il m’a regardé avec ses yeux de Hugh Grant (ouais ceux du chien battu, genre il avait déjà pitié de moi) et m’a dit “N’aie crainte petit scarabée, tu peux le faire…ou pas”.

Remplace le ballon par le PQ et la serviette et t'as l'Homme dans toute sa splendeur !

J’ai pris peur…

Un peu.

J’ai pris mon courage à deux pieds, ma serviette autour de la taille, enfilé le maillot de bain (l’Homme a été sympa de m’avertir que je devrais peut-être pas tenter l’exhibitionnisme tendancieux de bon matin en raison de ce que j’allais avoir la chance de voir en arrivant), le gel douche à la papaye (rose de son état, le gel pas la papaye hein, tu suis ?), mes tongs spé-douche et mon courage sous l’aisselle (je l’ai déjà dit ? Normal il m’en fallait double dose). J’ai marché dans la poussière au milieu de d’autres gens qui allaient dans la même direction que moi. Comme des galériens, on y allait. On se dirigeait vers le Saint Graal de la propreté.

Et quand je suis venue, j’ai vu. Et j’ai “vaincu”. Si on veut. Tu connais les cages à poules, là où les poulets ils sont alignés comme s’ils attendaient le Messie ? Bah voila, t’as tout compris. Y avait deux rangées de douche ousque les gens ils se gratouillaient. Ils avaient l’air de bien s’amuser sous l’eau là. Petit paradis, la température extérieure niveau soleil était proche du petit 25°. Gros enfer, la température de l’eau, par contre, elle, était plus proche du -12. J’aime pas l’eau froide.

Presque c’était ça…

En plus, c’était des douches ousque t’es obligée de te mouiller les cheveux. Et moi j’aime pas me mouiller les cheveux quand j’ai pas besoin de les laver parce que sinon mon brushing de Barbie, il fout le camp et je m’approche plus, esthétiquement parlant de Cruella d’Enfer qui vient de se prendre une décharge électrique. Mon cheveu est comme qui dirait à tendance fortement indiscipliné, qui n’obéit pas et qui n’en fait qu’à sa tête, un peu comme mon ado de petite soeur. Mon cheveu est con mais on n’est pas là pour parler pilosité capillaire que je sache ou peut être un autre jour.

Les gens me connaissant au réveil pourraient nous trouver une légère ressemblance…

Retour sous la douche. L’eau froide, faut savoir que (et je suis sûre que tu le sais très bien), ça fait rétrécir une certaine partie anatomique de l’homme de base (à moins d’avoir un anaconda dans le slip) (et je peux te dire que les mecs autour, ils faisaient pas les fiers hein mais bon quand même y avait de quoi faire plaisir à l’oeil) et ça fait pointer les nichons de la gueuse de base. Étant de sexe féminin, tu imagines bien ce qui s’est passé de mon côté. Faut savoir aussi qu’autour de moi, j’avais un paquet de bombasses (qu’on aurait cru sorti des séries télévisées ricaines, le silicone en moins, des bombasses quoi) quand même (maintenant, je comprends pourquoi les 3 prises mâles que j’avais avec moi prenaient des douches de 25 minutes…).

Ne pas donner de mauvaises idées aux organisateurs du festival… ne pas le faire…

Donc, après la honte intersidérale que je me suis pris en arrivant, j’ai pris une douche digne de la toilette du chat. C’est à dire, le bout du nez, l’aisselle gauche un jour et la droite celui d’après, le chaminou (tout ça avec un maillot de bain par-dessus) et le bout des pieds en un temps record de moins de 2 minutes 12. Sachant aussi que comme tu portes fièrement ton maillot de bain, tu fais en sorte de pas l’enlever chaque fois que tu décides de laver le nichon gauche, la fesse droite et vice et versa. Le pire, c’est le moment où tu dois laver le chaminou… Ouais parce que là, bé tu mets la main au paquet comme on dit et t’essaye de pas montrer à tout le monde le génocide que t’as fait sur tes poils pubiens histoire d’avoir un brésilien digne de ce nom 3 jours avant de partir.

“Douche” finie, tu remets bien tes tongs, t’enroule ta serviette autour de toi (ouais parce que bon, je montre pas mon cul à tout le monde), et tu repars vers la tente tout en essayant de rester propre. Parce que ça aussi ça relève du défi. Disons qu’il y a comme qui dirait un paquet de sable là ousqu’il a lieu ce festoche, genre sable + poussière, le meilleur mix au monde. Et arriver à ta tente à peu près propre, c’est un peu du domaine de l’impossible. En tant que femme du monde que je suis, je réussissais généralement le défi jusqu’à juste avant d’arriver à la tente où, va savoir comment j’arrivais toujours à mettre le pied dans un trou plein de terre… Un jour, je te raconterai la relation que j’entretiens avec les éléments qui m’entourent.

En voila une idée qu’elle est bonne

Et ça, tu vois, c’est comme la tente, je l’ai fait pendant 4 jours et même parfois plusieurs fois par jour… je me suis finalement rendue compte que l’eau froide, non, ÇA NE LAVE PAS. Ça te donne l’impression que t’es propre mais en fait ça te lave pas. Toi, tu y crois fort que t’es propre. Et comme tu y crois, bah tu vois pas que les autres ils sont tous crapouillous aussi. Tout ça, tu le vois quand t’arrives à l’aéroport et qu’après 4 jours, tu peux enfin respirer du vrai air sans poussière et te passer un coup d’eau chaude sur le visage dans un endroit fermé sans 52 personnes qui te regardent. Tu vois enfin que toute cette peau marron sur toi, c’est pas que du bronzage. C’est de la CRASSE ! Oui oui. Par contre, c’est pas comme le lit, dès la première nuit, tu te sens bien. Nan, là, il m’a fallu genre 4 douches pour me sentir enfin un peu propre…

Alors la douche festival tu vois…j’ai donné et je suis pas prête de redonner de ma personne. Je voulais te parler des Missions de haut vol mais faudra que t’attendes la suite de ce petit guide sinon je vais vraiment te perdre (ou alors tu clames ton désespoir de ne point en savoir plus dans les commentaires et je verrais ce que je peux faire).

Paix dans ta douche petit lion !

(essaye de cliquer sur les photos, tu pourrais trouver des trucs sympas)